Equilibre économique et mobilité douce

"En Allemagne, dit-on, un emploi sur sept dépend de la voiture. Bref, l'abandon de l'automobile est économiquement impossible. La récente enquête de la fédération des transports (VCD) et de l'Oko-Institut (institut pour l'écologie) vient de chambouler cette certitude. Selon cette étude, un abandon partiel de la circulation automobile au profit des transports en commun, du vélo et des déplacements à pied créerait 200 000 emplois supplémentaires et permettrait de réduire d'un quart les émissions de dioxyde de carbone.

L'étude table sur l'hypothèse suivante: les automobilistes laissent leur voiture au garage trois fois par semaine, vont deux fois par semaine au théâtre par les transports en commun et prennent le train huit fois plus souvent. L'industrie automobile perdrait alors 130 000 emplois, mais il faudrait embaucher 95 000 chauffeurs de bus et 20 000 conducteurs de train et de métro. Sans compter les employés des "centres de mobilité" (les parkings à vélos), les mécaniciens, les gestionnaires et les vendeurs de cycles- soit,au total, 337 000 emplois à créer." Courrier International n°463 (article de Germot Knödler, "Die Tageszeitung", Berlin)

Commentaires



  1. Je découvre cet article alors qu'une pénurie de carburants touche l'hexagone. Nous voyons bien qu'aujourd'hui toute l'économie repose sur le pétrole alors que nous sommes en pleine période de
    peak oil (le pic de consommation commence à dépasser le pic de production, ce qui signifie que la demande va être beaucoup plus forte que l'offre). Je partage tout à fait l'avis de Matthieu qui
    prone la sobriété energétique et le changement de comportements! Les politiques ont une vision à court terme et effectivement le tout nucléaire n'est pas durable. Je crois malheureusement qu'il
    faudra une grosse crise énergétique, économique et sociale pour faire changer les comportements de manière subie et non par anticipation!



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  2. Je vais me faire un peu l'avocat du diable
    D'abord pour situer le débat je travaille à Lyon à 50 kms de mon domicile
    Je fais les trajets en train, à vélo voire, mais très rarement, en voiture
    Il est vrai que beaucoup de gens pourraient laisser leur voiture et faire comme moi
    Le secteur automobile ne se limite pas uniquement à la construction de véhicules, il y a l'entretien et la réparation (ça fait vivre du monde), il y a les carburants (OK), il y a les assurances,
    il y a la TVA sur tout ceci
    Remplacer toutes les voitures par des trains OK
    Moins de pollution
    Par contre pour tirer des trains de plusieurs centaines de tonnes il faut de l'énergie abondante et sûre (disponible à tout instant) et c'est là que le bas blesse
    Même débat pour la voiture électrique, si tout le monde en a il faudra de l'énergie et surtout la nuit pour recharger les batteries
    Donc qu'est qui peut, aujourd'hui, donner de l'énergie abondante et disponible, pas de soleil, les trains resteront en gare, anticyclone sans vent, les usagers attendront également sur leurs
    quais
    Et c'est là qu'on comprend le dilemne de certains écologistes
    On ne pourra pas se couper du nucléaire


     


     


     


     



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  3. Les ingénieurs sont capables de créer des batteries, des accumulateurs pouvant faire face aux périodes "sans soleil" ou "sans vent"... ça existe déjà d'ailleurs.
    Utiliser les énergies propres comme le solaire, l'éolien, la houle... est la seule solution durable selon moi. (Les réserves de pétrole vont s'épuiser, utiliser les sols pour produire des
    agrocarburants plutôt que de la nourriture serait scandaleux... en outre, pétrole et agrocarburants rejettent du dioxyde de carbone...).


    La chose la plus importante est la modestie: nous devons apprendre à être modeste, à moins consommer. Dans les pays riches, nous avons pris de mauvaises habitudes, nous sommes trop "énergivores":
    si nous continuons à cette vitesse, et que neuf milliards d'hommes suivent ce rythme, et bien, d'ici à quelques décennies, notre planète sera condamnée à devenir un vieux caillou aride. Nous
    devons apprendre à vivre avec peu, à manger moins de viandes, à moins utiliser nos voitures, à utiliser des transports collectifs (toujours polluants, mais moins que les transports
    individuels), à utiliser moins d'eau chaude, à moins acheter, à moins prendre l'avion, à cultiver nos légumes, etc. Nous devons apprendre à acheter plus local et à éviter d'acheter des produits
    qui ont parcouru des milliers kilomètres: on peut imaginer une société dans laquelle on puisse vivre en faisant seulement 2 ou 3 kilomètres par jour (d'ailleurs, ça existe déjà); et ainsi, finis
    les problèmes énergétiques liés aux transports massifs.


    Evidemment, dans notre société actuelle, la voiture et les camions semblent indispensables, mais si nous changeons nos comportements, et que par extension, notre société change, nous pourrons
    beaucoup plus facilement nous orienter vers la mobilité douce (trains, vélo, solex, vélo à assistance électrique, marche, pousse pousse, cheval...).


    Nous sommes tous responsables. Depuis l'apparition de nos sociétés industrielles, les espèces disparaissent mille fois plus vite, les écosystèmes sont dévastés, et si ça continue, on le paiera
    très cher, et la nature aussi.


    On peut me prendre pour un huluberlu, mais quand il n'y a aura plus de pétrole, plus d'abeille et que les océans seront vides (c'est-à-dire dans moins de 40 ans?), ces problématiques ne seront
    plus anecdotiques.


    Concernant le nucléaire, c'est une source d'énergie sale et dangereuse (déchets radioactifs, pertubation des écosystèmes autour des centrales, accident de Tchernobyl). De plus, les centrales vont
    vieillir et devenir de plus en plus dangereuses, notamment si elles entrent dans le secteur privé! Sans oublier que les réserves planétaires d'uranium sont très limitées, et que l'uranium peut
    être détourné pour fabriquer des armes qui pourraient anéantir la totalité de l'espèce humaine.



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  4. Quand on sera en rade de pétrole ( dans guère longtemps ... ) les gens seront bien obligés de voyager différemment. Le problème : l' économie mondiale est adossée au pétrole ! Une folie. Les pays
    pauvres ont peut être leur chance maintenant s' ils n' essayent pas de nous singer dans notre mode de vie, et si nous ne passons pas notre temps à essayer de leur imposer notre capitalisme
    gaspilleur ...


    Teyo75



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  5. Mais bien sûr !


    Il n'y a que les sots, aveuglés par les lobbies de l'automobiles et des carburants (verts ou fossiles) qui ne comprennent pas cela.


    Le savoir-faire des ingénieurs et des ouvriers de l'automobiles est facilement utilisable pour construire des trams, des trains, des bus. Celui des constructeurs d'autoroutes pour construire des
    voies ferrées, des lignes de trams, pour aménager des lignes de bus en site propre.


    Il faut bien sûr arrêter la recherche pour les carburants verts. Les céréales, les légumineuses, les fruits sont faits pour nourrir les hommes pas les moteurs.


    On parie ?


    Je parie que les industriels allemands (Porsche, BMW et Mercedes compris) comprendront avant les industriels français.



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